Bien que je n'appartienne pas à la sphère idéologique des rédacteurs de la Galipote, je n'ai pu m'empêcher d'acheter leur numéro de juin dernier, au titre provocateur : "Les volcans d'Auvergne, le réveil ?"
Le dossier est pour le moins intéressant, et c'est pour ceci que j'ai décidé d'en faire un résumé pour le diffuser sur mon blog.
Nous apprenons ainsi que la société Ingé-Conseil a été mandatée en 2004 par le Parc Naturel Régional des Volcans d'Auvergne afin de connaître les origines des eaux du lac Pavin, car, si ce dernier était très étudié par les biologistes, l'origine de ses eaux demeuraient peu connues. Cette étude a été commandée par ledit parc suite à la canicule de l'été 2003, alors que le lac Pavin, en raison de la température anormalement élevée de son eau sur les 12 premiers mètres de profondeur, connaissait un début d'eutrophisation liée à l'apparition d'algues bleues, à forte toxicité, ce qui laissait supposer que le lac était alimenté par plusieurs sources et non une seule comme on le pensait auparavant.
Par ailleurs, le choix de la société Ingé-Conseil n'est pas le fait du hasard, cette dernière travaillant depuis 2000 pour le compte du BRGM afin de procéder à la réalisation de relevés sur le Pavin et ses alentours.
C'est à partir de là que Thierry del Rosso et Pierre Lavina allaient faire de biens étranges découvertes.
Ainsi, leurs observations laissent penser que le lac initial faisait 130 mètres de profondeur et une capacité deux fois supérieure à celle d'aujourd'hui.Pour atteindre son niveau actuel, le lac aurait débordé plusieurs fois. Des débordements qui auraient provoqués de véritables raz de marée, en laissant des coulées de boue. Le dernier débordement aurait eut lieu entre le XII et le XIII èmes siècles de notre ère. Ainsi, une coulée de boue située à quatre kilomètres en aval du site accréditerait leur hypothèse, et ce d'autant plus que des ossements humains auraient été retrouvés. Par ailleurs, la lame d'eau précédant cet événement aurait fait de 10 à 20 mètres de haut, ce qui aurait englouti l'ancien village de Besse. D'autres preuves archéologiques pourraient accréditer leur thèse, comme le fait qu'aucun monument, en bordure de la Couze, ne soit antérieur au XIVème siècle.
Durant cette période du Moyen-Age, le secteur du Pavin aurait fait l'objet d'un renouveau d'activité volcanique, aux alentours de 1250. Ainsi, une vingtaine de petites buttes volcaniques ont été détectées à un kilomètre environ au sud du Puy Montchal. Leurs cratères auraient laissé échapper soit des geysers, soit des matériaux volcaniques, lors d'éruptions stromboliennes. Des restes de végétaux carbonisés ont ainsi permis de dater ces événements, situés soit voici 2600 ans, soit 730 ans. Par ailleurs, des écrits anciens feraient ainsi référence à des "arbres calcinés", à des "choses rougeoyantes"...
Pour les deux inventeurs de ces découvertes, la répétition des événements de volcanisme actif fait classer cette zone parmi les volcans polygéniques. Le groupe Pavin aurait connu son premier épisode actif il y a environ 12000 ans , avec un regain d'activité particulièrement important qui a configuré le paysage actuel il y a 6 à 7000 ans. Les derniers épisodes éruptifs ayant eut lieu il y a 2600 ans et 730 ans. S'agit-il de l'apparition d'un nouveau strato-volcan en Auvergne ? Pour eux, il s'agirait plutôt d'une émanation décentralisée soit du strato-volcan du Cézallier, ou, plus vraisemblablement, celui des Monts-Dore, dont le réservoir magmatique se situerait a à peine quinze kilomètres de profondeur à l'aplomb du volcan. Le groupe du Pavin, dont le réservoir magmatique aurait été localisé à environ cinq kilomètres de profondeur, n'appartiendrait donc pas à la Chaîne des Puys.
Enfin, le groupe du Pavin, toujours à leurs dires, connaitrait une revitalisation de son volcanisme. Ainsi, en l'espace de quatre ans, ils auraient relevé une recrudescence des mofettes dans un périmètre d'une quarantaine de kilomètres carré. Émanations gazeuses qu'ils n'auraient pas relevé entre 2000 et 2005. De surcroît, en avril-mai 2008, des micro-séismes de 1 sur l'échelle de Richter avec de fortes vibrations ont été ressenties vers les 250 à 300 mètres de profondeur.
Par ailleurs, nos deux acolytes ont étudié les superstitions et légendes locales. Il apparait, entre autre, que le Lac Pavin est souvent lié à l'image du Diable, alors qu'une légende parle de Besse l'engloutie à cause des mauvaises m½urs de ses habitants. Ces légendes seraient sans doute liées à la description d'événements volcaniques que nos anciens ne pouvaient décrire de manière scientifique.
Cependant, de telles hypothèses ne plaisent pas à tout le monde. Le rédacteur de la Galipote rapporte ainsi que lors du colloque organisé les 15 et 16 mai derniers, une bonne dizaine de scientifiques, lors de la ballade guidée par Pierre Lavina, faisaient plus que de tempérer les propos de ce dernier. Pierre Boivin, de l'Université Clermont II Blaise Pascal, en était carrément le contradicteur. Alors qui croire ? Thierry Del Rosso et Pierre Lavina, soutenus par une partie de la communauté scientifique, ou leurs contradicteurs ? Laissons le lac Pavin et ses collègues répondre à leur place...
Le dossier est pour le moins intéressant, et c'est pour ceci que j'ai décidé d'en faire un résumé pour le diffuser sur mon blog.
Nous apprenons ainsi que la société Ingé-Conseil a été mandatée en 2004 par le Parc Naturel Régional des Volcans d'Auvergne afin de connaître les origines des eaux du lac Pavin, car, si ce dernier était très étudié par les biologistes, l'origine de ses eaux demeuraient peu connues. Cette étude a été commandée par ledit parc suite à la canicule de l'été 2003, alors que le lac Pavin, en raison de la température anormalement élevée de son eau sur les 12 premiers mètres de profondeur, connaissait un début d'eutrophisation liée à l'apparition d'algues bleues, à forte toxicité, ce qui laissait supposer que le lac était alimenté par plusieurs sources et non une seule comme on le pensait auparavant.
Par ailleurs, le choix de la société Ingé-Conseil n'est pas le fait du hasard, cette dernière travaillant depuis 2000 pour le compte du BRGM afin de procéder à la réalisation de relevés sur le Pavin et ses alentours.
C'est à partir de là que Thierry del Rosso et Pierre Lavina allaient faire de biens étranges découvertes.
Ainsi, leurs observations laissent penser que le lac initial faisait 130 mètres de profondeur et une capacité deux fois supérieure à celle d'aujourd'hui.Pour atteindre son niveau actuel, le lac aurait débordé plusieurs fois. Des débordements qui auraient provoqués de véritables raz de marée, en laissant des coulées de boue. Le dernier débordement aurait eut lieu entre le XII et le XIII èmes siècles de notre ère. Ainsi, une coulée de boue située à quatre kilomètres en aval du site accréditerait leur hypothèse, et ce d'autant plus que des ossements humains auraient été retrouvés. Par ailleurs, la lame d'eau précédant cet événement aurait fait de 10 à 20 mètres de haut, ce qui aurait englouti l'ancien village de Besse. D'autres preuves archéologiques pourraient accréditer leur thèse, comme le fait qu'aucun monument, en bordure de la Couze, ne soit antérieur au XIVème siècle.
Durant cette période du Moyen-Age, le secteur du Pavin aurait fait l'objet d'un renouveau d'activité volcanique, aux alentours de 1250. Ainsi, une vingtaine de petites buttes volcaniques ont été détectées à un kilomètre environ au sud du Puy Montchal. Leurs cratères auraient laissé échapper soit des geysers, soit des matériaux volcaniques, lors d'éruptions stromboliennes. Des restes de végétaux carbonisés ont ainsi permis de dater ces événements, situés soit voici 2600 ans, soit 730 ans. Par ailleurs, des écrits anciens feraient ainsi référence à des "arbres calcinés", à des "choses rougeoyantes"...
Pour les deux inventeurs de ces découvertes, la répétition des événements de volcanisme actif fait classer cette zone parmi les volcans polygéniques. Le groupe Pavin aurait connu son premier épisode actif il y a environ 12000 ans , avec un regain d'activité particulièrement important qui a configuré le paysage actuel il y a 6 à 7000 ans. Les derniers épisodes éruptifs ayant eut lieu il y a 2600 ans et 730 ans. S'agit-il de l'apparition d'un nouveau strato-volcan en Auvergne ? Pour eux, il s'agirait plutôt d'une émanation décentralisée soit du strato-volcan du Cézallier, ou, plus vraisemblablement, celui des Monts-Dore, dont le réservoir magmatique se situerait a à peine quinze kilomètres de profondeur à l'aplomb du volcan. Le groupe du Pavin, dont le réservoir magmatique aurait été localisé à environ cinq kilomètres de profondeur, n'appartiendrait donc pas à la Chaîne des Puys.
Enfin, le groupe du Pavin, toujours à leurs dires, connaitrait une revitalisation de son volcanisme. Ainsi, en l'espace de quatre ans, ils auraient relevé une recrudescence des mofettes dans un périmètre d'une quarantaine de kilomètres carré. Émanations gazeuses qu'ils n'auraient pas relevé entre 2000 et 2005. De surcroît, en avril-mai 2008, des micro-séismes de 1 sur l'échelle de Richter avec de fortes vibrations ont été ressenties vers les 250 à 300 mètres de profondeur.
Par ailleurs, nos deux acolytes ont étudié les superstitions et légendes locales. Il apparait, entre autre, que le Lac Pavin est souvent lié à l'image du Diable, alors qu'une légende parle de Besse l'engloutie à cause des mauvaises m½urs de ses habitants. Ces légendes seraient sans doute liées à la description d'événements volcaniques que nos anciens ne pouvaient décrire de manière scientifique.
Cependant, de telles hypothèses ne plaisent pas à tout le monde. Le rédacteur de la Galipote rapporte ainsi que lors du colloque organisé les 15 et 16 mai derniers, une bonne dizaine de scientifiques, lors de la ballade guidée par Pierre Lavina, faisaient plus que de tempérer les propos de ce dernier. Pierre Boivin, de l'Université Clermont II Blaise Pascal, en était carrément le contradicteur. Alors qui croire ? Thierry Del Rosso et Pierre Lavina, soutenus par une partie de la communauté scientifique, ou leurs contradicteurs ? Laissons le lac Pavin et ses collègues répondre à leur place...